L’E-gouvernement

L’E-gouvernement

Qu’est-ce que l’E-gouvernement ?

L’E-gouvernement est l’ensemble des activités gouvernementales qui s’opèrent par des processus numériques dans le cadre d’un réseau informatique, généralement l’Internet, entre l’administration, les membres du public et des entités du secteur privé, en particulier des entités réglementées. Ces activités concernent généralement l’échange électronique d’informations dans le but d’acquérir ou de fournir des produits ou des services, de passer ou de recevoir des commandes, de fournir ou d’obtenir des informations, ou de réaliser des transactions financières.
Certaines entreprises et la plupart des directions publiques algériennes ont connu des problèmes de relations entre leurs services clientèles et les citoyens qui deviennent des victimes parce qu’ils n’arrivent pas, non seulement à régler leurs services mais aussi, ils n’arrivent pas à repérer l’opérateur qui n’est pas en état réglementaire où chacun veut mettre la fluidité des règles de gestion de son côté. Ce type de problème reflète une image de la bureaucratie, qui donne une grande priorité au facteur humain.
Selon une conception plus générale, l’e-gouvernement concerne l’ensemble des rôles et des activités de l’administration qui repose sur et utilise les technologies de l’information et de la communication (TIC). Un énoncé de haut niveau lié à cette conception est « Un gouvernement de la connaissance dans l’économie et la société de la connaissance ».

Alors, à quoi peut servir l’e-gouvernement ?

Le premier rôle est l’environnement, au sein de l’administration et de la société dans son ensemble, engendré par l’usage des technologies électroniques comme l’informatique, le courrier électronique, le World Wide Web, la technologie sans fil et les autres TIC, conjugué à des modèles de gestion tels que la priorité accordée au client/citoyen et la convergence au sein de guichets uniques.
Le second rôle est le modèle de base de l’État et de l’administration publique en son sein, qui relie les dynamiques de la démocratie, de la gouvernance et de la gestion publique.

Quels sont les différentes considérations à prendre en compte pour implémenter l’e-gouvernement ?

Parlant d’une implémentation d’une gestion électronique au niveau de l’État, celle-ci va prendre des mesures très différentes comparant à ce qu’on fait au niveau des entreprises, ou plus clairement celles du secteur privé, et qui se réalise sous forme d’un suivi des différents états de l’entreprise en se basant sur des règles de la comptabilité, comme les trois comptabilités implémentées dans le logiciel 3COH.
Par ailleurs, l’e-commerce par exemple exige un cadre statutaire en matière de contrats et de responsabilités, et les tribunaux doivent être autorisés à passer en revue les transactions électroniques et à recevoir des preuves électroniques. La législation doit également être adaptée pour tenir compte des délits électroniques, qui vont du piratage à l’usurpation d’identité et à la fraude. Les mesures liées à la sécurité de l’État doivent tenir compte des menaces électroniques. Parallèlement à cela, l’importance croissante de l’information accentue l’importance et l’ampleur de la législation sur la propriété intellectuelle.

Parmi les domaines les plus essentiels de l’e-gouvernement aussi, est l’autorité de l’État et ses fonctions et relations dans l’économie et la société. Deux des priorités des politiques publiques concernent la promotion de la croissance économique et de la prospérité ainsi que la promotion de la cohésion sociale. Dans l’économie de la connaissance, l’information est une nouvelle forme de richesse et la technologie, un nouveau moyen de créer cette richesse. En conséquence, l’e-gouvernement concerne le fait pour le gouvernement de prendre des mesures pour promouvoir la création d’entreprises et l’innovation dans l’économie de la connaissance par le biais d’une activité de réglementation et de programme et de la mise en place d’une infrastructure technologique nationale.

Un autre domaine de l’e-gouvernement est la légitimité de l’État et sa relation avec les citoyens et l’État de droit; l’on pénètre ainsi dans le domaine de l’e-démocratie et de l’e-gouvernance. L’un des ensembles des questions concerne la prise de décision démocratique en faisant appel aux technologies électroniques, notamment le vote électronique et les canaux électroniques de consultation publique à propos des décisions et des actions du gouvernement. D’autres questions, étroitement liées, concernent la relation entre le citoyen et l’État. L’e-gouvernement crée de nouveaux moyens d’offrir des services au public, en mettant l’accent sur le « self-service » et l’autonomisation des citoyens. Ces nouveaux moyens engendrent également une relation directe plus importante qu’autrefois entre le citoyen et les prestataires de services de l’administration, ce qui pèse sur les rôles traditionnels des hommes et femmes politiques en tant qu’intermédiaires entre l’État et l’administré.

Le troisième domaine concerne les opérations des institutions publiques, à savoir les questions liées à l’administration publique électronique. L’une des questions déterminantes concerne les conséquences des TIC sur les opérations de l’administration. Ces conséquences vont de la création d’un environnement de travail interne en réseau à la nécessité de nouvelles compétences au sein de la fonction publique ainsi que de nouveaux processus administratifs. Les TIC ont des conséquences significatives sur l’ensemble des acteurs de l’État, y compris les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les TIC, étant étroitement liées aux idées issues de la gestion des services, ont des conséquences profondes sur les relations entre l’État d’une part et les citoyens de même que ses employés d’autre part. Le fait que l’État dépende du secteur privé pour développer de nouvelles technologies et souvent pour les gérer en son nom engendre une interdépendance entre les secteurs public et privé, tandis que l’importance accordée au citoyen crée une convergence entre les niveaux d’administration et entre les secteurs public et privé.

Le quatrième domaine de l’e-gouvernement concerne l’État dans l’environnement international : sa relation avec les autres acteurs publics, les institutions internationales et les acteurs internationaux privés et non-gouvernementaux. Ici aussi, ces relations évoluent sous l’effet des TIC. Dans l’environnement électronique, les gouvernements ont accès non seulement les uns aux autres, à tous les niveaux de l’administration et par-delà les formalités liées aux relations inter-étatiques, mais aussi à leurs citoyens respectifs. De la même manière, les institutions transnationales du secteur public étendent leur influence dans les pays constituants, et les acteurs transnationaux privés et non-gouvernementaux entrent en contact avec les gouvernements et les citoyens concernés dans le monde entier. Même si la souveraineté nationale reste un principe fondamental du système international, le contexte dans lequel elle agit et les outils avec lesquels elle s’exprime ont changé.

À l’État encore de prendre un grand défi…

Aussi le problème qui se pose d’un autre côté, si on parle de la minimisation du facteur humain dans l’administration, et que l’implémentation de tel système demande aussi une technologie intensive, citant par exemple en Algérie un simple problème comme l’absence de coordination entre les tribunaux et les APC, concernant la rectification des erreurs dans le registre électronique d’état civil, va nous mettre à coté de ce qu’on vient de parler du point de vue théorique, mais ces types de problèmes peuvent être réglés avec le temps, jusqu’à où le pays va arriver à une maturité technologique d’un aspect morale et technique aussi, surtout en constatant le grand écart entre l’administration et la technologie dans nos systèmes d’enseignement.
Du point de vue de l’institut international des sciences administratives (iisa) par exemple, sur le plan de la gestion, l’introduction des technologies électroniques représentait un défi majeur, puisque des responsables non-professionnels ont été appelés à prendre des décisions concernant des investissements coûteux dans des systèmes d’information très sophistiqués. Le caractère indéfini des investissements constitue un autre défi : trop souvent, les suppositions qui sont faites au début d’un important projet au niveau technique et financier sont dépassées au moment de sa conclusion. La gestion des risques est dès lors devenue une préoccupation majeure des décideurs publics.

Le caractère de plus en plus technique, multidisciplinaire et risqué de l’e-gouvernement — ou du moins des technologies qui en sont à la base — engendre une relation d’interdépendance accrue au sein de l’administration entre les décideurs, les administrateurs de programmes et les spécialistes techniques. Cela engendre également une nouvelle relation entre les disciplines traditionnelles de l’administration publique : les disciplines administratives adoptent les technologies de l’information pour répondre à leurs propres besoins, et de nouveaux liens se développent entre celles-ci. Le lien le plus significatif est sans doute celui qui existe entre la technologie de l’information et les ressources humaines qui, combinées, jettent les bases de la gestion des connaissances.

Le passeport biométrique, les registres électroniques, la signature électronique, et prochainement la carte nationale biométrique, conjointement avec plusieurs implémentations au futur, vont construire les outils à utiliser pour bâtir le e-gouvernement, en donnant aussi un rôle très important aux ERPs dans les sociétés algériennes, et donc la maitrise d’un ERP comme 3COH au sein d’une entreprise va être une expertise obligatoire à acquérir par tous les membres de l’entreprise.

Hadjar kherfane Nabil
Développeur à Présences Int’l

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